Primary contextualization of science learning through immersion in content-rich settings.

Giamellaro, M. (2014). Primary contextualization of science learning through immersion in content-rich settings. International Journal of Science Education, 36(17), 2848-2871. doi : 10.1080/09500693.2014.937787


Cette étude a été conduite en réponse au besoin grandissant qui se fait sentir en didactique des sciences de promouvoir des pédagogies permettant aux élèves de faire des apprentissages plus signifiants et plus facilement transférables aux problématiques rencontrées dans un contexte de la vie courante. Pour ce faire, Giamellaro a cherché à déterminer si les élèves réussissent à contextualiser des concepts scientifiques lorsqu’ils sont immergés dans un environnement riche et authentique (contextualisation primaire). Le chercheur souhaitait aussi identifier les processus utilisés par les élèves pour contextualiser leurs connaissances.


Ainsi, ce sont quatre classes d’écologie au secondaire de l’Ouest américain qui ont été sélectionnées, impliquant 67 jeunes de 14 à 18 ans. Ces derniers devaient partir pour un séjour immersif en nature de 3 à 8 jours selon les cas, en compagnie d’un enseignant qualifié. Avant le départ pour leur séjour respectif, les élèves ont tous fait des apprentissages relatifs à ce qui allait être observé sur le terrain. En plus de liens avec les concepts étudiés précédemment en classe, certains enseignements spontanés ont aussi eu lieu directement sur place selon les opportunités rencontrées. Une évaluation des connaissances scientifiques des élèves a été opérée avant et après le séjour pour des concepts ciblés. Le chercheur a utilisé l’analyse Pathfinder pour témoigner de l’évolution de l’organisation des savoirs conceptuels des élèves et pour mesurer la force des liens qu’ils ont établis entre les différents concepts. Chacune des cartes conceptuelles obtenues a été quantitativement comparée à une référence. Cette référence a été produite à partir de la moyenne des résultats obtenue par la personne enseignante et par les deux experts.


Six à huit élèves sélectionnés pour chacune des quatre classes ont aussi été invités à participer à un entretien semi-structuré immédiatement au retour du séjour. On y demandait aux élèves de décrire chacun des changements qu’ils ont perçus dans leur compréhension des différents concepts scientifiques.


Les résultats ont démontré que les connaissances des élèves ont significativement changé à la suite de leur expérience. Les élèves participant aux entretiens ont mis en contexte 68% des savoirs scientifiques lorsqu’ils décrivaient des concepts, ce qui suggère que la contextualisation a joué un rôle dans leurs apprentissages et dans leur mémorisation.


Cependant, 13% des participants de la deuxième classe ainsi que 40% des élèves de la troisième classe ont vu leurs résultats généraux diminuer entre le pré-test et le post-test. Cette diminution pourrait s’expliquer par la surcontextualisation, ce qui veut dire que les élèves auraient accordé plus d’importance à un concept que ce qu’il en vaut aux yeux d’un expert.


Une analyse croisée des entretiens de recherche a permis d’identifier deux thèmes dominants dans le processus de contextualisation : 1) l’émission d’une compréhension d’un concept scientifique fondée sur un contexte spatiotemporel et 2) la construction de la compréhension au travers d’une interaction directe avec l’environnement.


En bref, une progression des apprentissages signifiante a été associée à ce type d’expérience immersive, malgré le fait qu’une surcontextualisation s’est avérée problématique p

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